Classique

L’immoraliste

« Que serait le récit du bonheur ? Rien, que ce qui le prépare, puis ce qui le détruit, ne se raconte« 

Titre : L’immoraliste

Auteur : André Gide

Édition : Folio

Genre : Classique

2/5 (Moyen)

 

 

 


Synopsis

Michel, jeune homme prometteur diplômé de l’Ecole des chartes, part au Maghreb avec Marcelline, la femme qu’il vient d’épouser sans réel amour. En Tunisie, Michel manque de mourir de la tuberculose. Il va développer durant sa convalescence un appétit de vivre qu’il n’aurait jamais envisagé, et dont les jeunes Tunisiens profitent plus que son épouse.

De retour en France, ils s’installent en Normandie, où Michel va se repaître des vices des paysans. A Paris, il rencontre par hasard un ami, Ménalque, dont l’existence libre de toute contrainte sociale ou morale le fascine.
Marcelline fait une fausse couche et semble dépérir. Michel décide de la faire voyager, en réalité plus pour satisfaire ses pulsions que pour la guérir. Alors que la maladie (elle a en effet contracté la tuberculose en soignant son mari) s’aggrave, Michel et Marcelline reviennent en Afrique du Nord. Le climat ne fait qu’empirer l’état de la malade, qui finit par mourir alors que son époux prend du bon temps avec un jeun délinquant.


Mon Avis
Michel nous apparait dans les première pages comme un homme détaché de la vie dont il ignore tout. Ce n’est qu’après son mariage qu’il prend réellement conscience de cette ignorance au point de tomber malade. Aux portes de la mort il va prendre conscience de la fragilité et de la vulnérabilité de la vie. Un changement s’opère à lui tant bien physique que morale et psychologique.
Il voit tout, sent tout, touche tout.
Sa conscience de la vie est certes magnifique, mais la récit en devient trop chargé.
Beaucoup trop de détails, trop de couleurs, de saveurs et d’odeurs.
Le côté positif de ce roman est la réflexion qu’il nous apporte sur la vie, la moralité et le temps.
Mais le point négatif que je dois absolument soulever est l’ambiguïté de la relation du personnage principal avec les enfants. Son rapprochement, son attitude envers les mineurs dans ce récit est dérangeant, il ne peut s’empêcher de souligner leurs beautés et parfois leurs nudités.
À la fin on découvre que le récit forme une boucle, un cercle vicieux où l’on revient au point de départ. 
Je ressort de cette histoire plus perplexe que jamais, j’ai tout compris mais je m’attendais à fermer ce livre avec un sentiment. Pourtant j’en ressort vide, ce livre ne m’a rien apporté.

 

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