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    Le Malleus – Les sorcières de Sarry

    «  Chaque jour que vous avez la charité de me prêter, je prends les ouvrages un à un et les libère avec un grand respect de leur poussière. De temps à autre, lorsqu’un recueil m’attire, j’en parcours quelques pages. Souvent je le déchiffre en entier.. »

     

    Titre : Le Malleus – Les sorcières de Sarry

    Auteur : Marie-Laure KÖNIG

    Édition : auto-édité

    Genre : Historique/Drame

    4/5

     

     

     


    Synopsis

    Dans ce roman vous ne rencontrerez pas de vraie de magie, car vous le savez comme moi, les sorcières ne volent pas sur des manches à balai… Cette histoire romancée aurait pu être authentique.

    Nous sommes à l’époque tragique où la sorcellerie se faisait femme. Plus de 100 000 procès pour hérésie au cours de deux siècles avec comme appuis le « Malleus Maleficarum » furent administrés. Ce manuel écrit par un moine inquisiteur haineux, Institoris, fut approuvé par la papauté de la fin du XVe siècle. Il connut un essor considérable grâce à l’invention de Gutemberg et fut à l’origine de plus de 60 000 condamnations pour hérésie, essentiellement des femmes.

    Découvrez l’histoire d’Alayone, une petite fille qui grandira à l’ombre du Malleus et qui apprendra son existence bien plus tard à ses dépens. Son tuteur, l’évêque de Chalons, lui enseignera la théologie. Elle sera également instruite sur d’autres sciences qui sont condamnées par l’Église comme l’astronomie, l’étude des pierres à venin ou l’agronomie que lui transmettra une guérisseuse. Elle découvrira les effets dévastateurs des amours interdits, mais aussi Paris, ville emplie de magnificence, de pestilence et d’étudiants…

    Beaucoup de recherches ont été menées afin de donner à ce roman d’amour et d’amitié une envergure historique. Vous serez plongés dans les usages et les coutumes d’un temps révolu, on vous parlera du procès de Jeanne d’Arc, de l’élection d’Innocent VIII et bien évidemment de l’évolution d’une idée qui germa dans la tête de Heinrich Kramer jusqu’à l’œuvre de sa vie : le marteau des sorcières. Bienvenue en cette fin de XVe siècle où religion et politique sont intimement liées, à une époque où les caprices de la nature étaient indéniablement l’œuvre du malin et de ses servantes, ou l’incrédulité du peuple fut le meilleur instrument des ambitions des puissants.


    Mon Avis
    Le début de ce roman est déroutant, nous commençons la lecture avec une fin, la fin de l’histoire à une page près. J’ai trouvé que ce choix de la part de l’auteure était à la fois curieux et contradictoire. Cela m’a plus inquiété que déranger, j’ai eu peur que ma lecture ne sois pas « objective » après avoir découvert cette fin. Heureusement, ce ne fut pas le cas.
    Ensuite, commence le récit et là encore Marie-Laure à fait un choix intéressant, le style du récit se rapproche beaucoup de l’Épistolaire bien qu’on y retrouve plus des prières ou encore des pensées de la part des personnages qu’un échange de lettres.
    Ce qui m’a tout de suite frappé et que j’ai aimé au fil de ma lecture, c’est la réflexion que nous offre l’auteure. Une réflexion sur la façon dont les Hommes perçoivent Dieu, une réflexion sur nos croyances ou encore sur la justice.
    Dès le début du récit, on sent un vrai travail de la part de l’auteure. La religion, les coutumes, le langage, les différents aspects de l’époque… Un énorme travail de la part de Marie-Laure qui nous transporte directement vers la fin du XVe siècle.
    Le personnage d’Alayone m’a beaucoup perturbé, je n’aurais jamais pensé avoir à faire à une enfant de 10 ans en commençant mon récit. Sa vision et sa manière de penser sont trop matures, je m’attendais vraiment à une jeune adulte jusqu’à ce que son âge soit mentionné dans l’histoire. Par contre, j’ai beaucoup aimé la vision qu’elle a de la lecture et des livres. Ce point de vue est bien sûr mélangé à la vision de l’époque, mais elle à quelque chose de très poétique.
    Ce qui marqué ma lecture, c’est l’injustice, l’horreur que nous décrit Marie-Laure envers les femmes accusées de sorcellerie est abominable. J’ai été choqué en lisant le supplice de l’un des personnages accusé de sorcellerie, j’en ai même pleuré de dégoût.
    À travers les pages de ce roman, nous découvrons une cruauté sans nom et l’aspect historique du livre n’arrange rien. Nous faisons face à une dure réalité et à des évènements qui ont vraiment eu lieu. 
    Ce livre m’a retourné l’estomac et me laisse un arrière-goût plutôt amer. Le Malleus – Les sorcières de Sarry est un roman à la fois horrible et magnifique, témoignant d’une dure réalité qui, heureusement pour nous, appartient au passé.

    L’auteur & le livre

    Facebook : https://www.facebook.com/LeMalleus/

    Instagram : @lemalleus

    Ses romans : https://amzn.to/2lwt9nT


     

  • Épistolaire,  Historique

    Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

    « Ma voisine, Evangeline Smythe, va accoucher de jumeaux en juin. Comme elle ne semble pas transportée de joie à cette idée, je vais lui demander de m’en donner un« 

     

    Titre : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

    Auteur : Mary Ann Shaffer & Annie Barrows

    Édition : 10/18

    Genre : Historique/Épistolaire

    5/5 (Excellent)

     

     


    Synopsis

    Tandis que Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale, Juliet Ashton, jeune écrivain, compte ses admirateurs par milliers. Parmi eux, un certain Dawsey, habitant de l’île de Guernesey, qui évoque au hasard de son courrier l’existence d’un club de lecture au nom étrange :

    « Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates »…

    Passionnée par le destin de cette île coupée du monde, Juliet entame une correspondance intime avec les membres de cette communauté. Et découvre les moyens fantaisistes grâce auxquels ces amis bibliophiles ont résisté à l’invasion et à la tragédie.

    Jusqu’au jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey. pour Juliet, la page d’un nouveau roman vient de s’ouvrir, peut être aussi celle d’une nouvelle vie…


    Mon Avis
    Ce roman est vraiment magnifique, on y trouve de l’humour, de la peur, du dégoût, de la romance et de l’effroi. J’ai pleuré de rire et d’horreur, oui d’horreur car les détails décris sur les conditions de l’occupation pendant la seconde guerre mondiale sont atroces. 
    La première partie est un premier contact entre Juliet Ashton et le cercle littéraire de Guernesey. Où on apprend à connaître les membres, leurs histoires, ce qu’ils ont vécut. 
    Chaque membres sans exception  nous touchent à sa manière. Dans les moments drôles comme les moments dures.
    Ce roman nous permet non seulement de voir l’Occupation Allemande dans toutes son horreur, mais l’histoire nous montre que beaucoup d’Allemand on eux aussi souffert de cette occupation. 
    Beaucoup de choses m’ont choquées dans cette lecture, malgré cela, je sais que je prendrais plaisir à la relire.

     

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