• Classique

    Du côté de chez Swann

    « Qu’importe dès lors que les actions, les émotions de ces êtres d’un nouveau genre nous apparaissent comme vraies, puisque nous les avons faites nôtres, puisque c’est en nous qu’elles se produisent, qu’elles tiennent sous leur dépendance, tandis que nous tournons fiévreusement les pages du livre, la rapidité de notre respiration et l’intensité de notre regard »

     

    Titre : Du côté de chez Swann

    Auteur : Proust

    Édition : GF

    Genre : Classique

    4/5 (Bien)

     


    Synopsis

    t tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté… Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.


    Mon Avis
    À travers la Recherche du Temps Proust nous parle de sa vie, son enfance, ses passions et ses dilemmes.  Proust est un auteur doué d’une description méticuleuse, on retrouve dans son œuvre une multitude de souvenirs.
    Bien que j’ai énormément apprécié ma lecture, j’ai eu beaucoup de mal à la finir. J’ignore pourquoi, peut être est-ce dû à sa prose très particulière.
    Proust me rappelle un professeur de français que j’ai eu au lycée, il parle d’un sujet et ouvre une parenthèse, mais lorsqu’il revient au sujet initial il ne se rappelle pas précisèrent a quel point il s’était arrêté. 
     
    J’ai aussi retrouvé des saveurs et des odeurs, tels que la madeleine trempé dans du thé ou encore l’aubépine. J’aime les histoire qui apporte une touche de vie, où l’on peut percevoir une odeur, toucher une surface ou encore visualiser un objet. 
    J’ignore si je lirais la suite de la Recherche du Temps perdu, toujours est-il que Proust est un auteur qu’il faut avoir lu dans sa vie et maintenant que c’est chose faite j’en suis très fière. 
    Vous aussi lancez-vous, ouvrez un des livres de Proust, qui sait, peut être pourriez-vous aimer votre lecture…

     

  • Classique,  Nouvelles

    Contes du jour et de la nuit

     

    Titre : Contes du jour et de la nuit

    Auteur : Maupassant

    Édition : Le Livre de Poche

    Genre : Classique/Nouvelles

    3/5 (Sympa)

     

     

     

     

     


    Synopsis
    Parricides, ivrognes, enfants pervers, maris aveugles, ravissantes idiotes, bourgeois lâches et mesquins, paysans cruels et cupides, vous ne trouverez dans ce contes, de jour comme de nuits, que de bourreaux ou de victimes. 
    Mais s’ils sont tuer, ils tuent aussi beaucoup, ou se pendent, ou se tirent à la rigueur un coup de revolver dans la bouche par peur de la mort… 

    Mon Avis
    Je trouve que la nouvelle est quelque chose de vraiment frustrant. Sur les 21 nouvelles de ce recueil, seules 1 ou 2 ont réussies à me convaincre. Lorsque je commence une histoire, j’ai besoin de savoir où je vais, de visualiser le passée des personnages, de comprendre leurs actions, etc.. Hors dans ces nouvelles je n’ai rien trouvé de tel, il me manquait ces informations pour pleinement apprécié ma lecture.
    Le style de Maupassant me plait toujours avec ce petit côté mélancolique, romanesque mais également réaliste. 
    Étant donné qu’il s’agit d’une lecture pour l’Université je ne vais pas m’appesantir dessus, en tout cas si vous aimez les nouvelles, les histoires simples et rapides alors je vous conseille cette lecture.

     

  • Classique

    L’immoraliste

    « Que serait le récit du bonheur ? Rien, que ce qui le prépare, puis ce qui le détruit, ne se raconte« 

    Titre : L’immoraliste

    Auteur : André Gide

    Édition : Folio

    Genre : Classique

    2/5 (Moyen)

     

     

     


    Synopsis

    Michel, jeune homme prometteur diplômé de l’Ecole des chartes, part au Maghreb avec Marcelline, la femme qu’il vient d’épouser sans réel amour. En Tunisie, Michel manque de mourir de la tuberculose. Il va développer durant sa convalescence un appétit de vivre qu’il n’aurait jamais envisagé, et dont les jeunes Tunisiens profitent plus que son épouse.

    De retour en France, ils s’installent en Normandie, où Michel va se repaître des vices des paysans. A Paris, il rencontre par hasard un ami, Ménalque, dont l’existence libre de toute contrainte sociale ou morale le fascine.
    Marcelline fait une fausse couche et semble dépérir. Michel décide de la faire voyager, en réalité plus pour satisfaire ses pulsions que pour la guérir. Alors que la maladie (elle a en effet contracté la tuberculose en soignant son mari) s’aggrave, Michel et Marcelline reviennent en Afrique du Nord. Le climat ne fait qu’empirer l’état de la malade, qui finit par mourir alors que son époux prend du bon temps avec un jeun délinquant.


    Mon Avis
    Michel nous apparait dans les première pages comme un homme détaché de la vie dont il ignore tout. Ce n’est qu’après son mariage qu’il prend réellement conscience de cette ignorance au point de tomber malade. Aux portes de la mort il va prendre conscience de la fragilité et de la vulnérabilité de la vie. Un changement s’opère à lui tant bien physique que morale et psychologique.
    Il voit tout, sent tout, touche tout.
    Sa conscience de la vie est certes magnifique, mais la récit en devient trop chargé.
    Beaucoup trop de détails, trop de couleurs, de saveurs et d’odeurs.
    Le côté positif de ce roman est la réflexion qu’il nous apporte sur la vie, la moralité et le temps.
    Mais le point négatif que je dois absolument soulever est l’ambiguïté de la relation du personnage principal avec les enfants. Son rapprochement, son attitude envers les mineurs dans ce récit est dérangeant, il ne peut s’empêcher de souligner leurs beautés et parfois leurs nudités.
    À la fin on découvre que le récit forme une boucle, un cercle vicieux où l’on revient au point de départ. 
    Je ressort de cette histoire plus perplexe que jamais, j’ai tout compris mais je m’attendais à fermer ce livre avec un sentiment. Pourtant j’en ressort vide, ce livre ne m’a rien apporté.

     

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